Utopie
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Oh Ironie, devenue le dernier rempart face au silence Hanté par les vestiges hallucinés de réalité en déliquescence Dis-moi, que t’inspire depuis ta railleuse lucarne De voir s’écrouler sous toi le mur des siècles ? Existentiel vacarme assaillant de ses flèches mortelles Enseveli sous les décombres Ensеveli sous la poussière Vicissitudes dе la pénombre Triste entropie de la lumière Idéal jeté aux oubliettes Idéal auquel on renonce La certitude est restée muette L’appel est resté sans réponse Vertige illuminé maniant l’équivoque L’histoire hors de ses gonds frissonne de ses volutes baroques Sitôt fût annoncée la mort du pouvoir Sitôt ressuscité son spectre invulnérable autant que dérisoire Réclamant la chaleur du feu des vestales Un Quinzinzinzili vengeur en lieu et place de l’insoutenable Or le vide à combler demeure Velléité crépusculaire Utopie de la dernière heure Absolus jetés aux oubliettes Absolus auxquels on renonce La certitude est restée muette L’appel est resté sans réponse
Submitted by VladTheImpaler666 — Jul 08, 2026
Par le fil d'une ubique lame S’inocule un mal silencieux Un récif enchâssé dans l'âme Dans nos yeux Pour échapper à tous les mots Un habit couleur de muraille Démêlé de mille écheveaux De cavales Que l'heure soit arrivée de se disséminer Ou de peupler son autre désert Les deux ne cessent pas de se contaminer Comme habitant le corps de chimères Fondre l’airain peut rompre le charme L'arcane longtemps oubliée Dessèche toutes les larmes Pour demeurer en aucun lieu Sur le seuil de nouveaux ravages Une alliance nichée au creux D'un passage Depuis que je suis sans mémoire Jetée au puits des repentirs Se glisse entre dévaster et devoir Devenir Vaincre le songe de rendre les armes Ou regarder le monde entier S'abîmer dans les flammes Tombée de la nuit Une aube neuve aussitôt se relève Doublée par un cri Seul témoin de la meute qu'il appelle Et que les vers ne cessent plus de proliférer Comme repeuplant un corps sans viscère Hors des centres du monde Où tous les secrets s'ébruitent Éloigné des lignes de front Le long des lignes de fuite Débordant les fictions d'impossible Par chaque fragment arraché à l'amer Saturant jusqu’à l’imperceptible Néant entrouvert
Submitted by VladTheImpaler666 — Jul 08, 2026
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Tel un flambeau embrasé par la vive étincelle de l’aube Une cité, autre foyer, parée de reflets émeraude Les cimes affûtées, les nuées suspendues au lever du jour Redessinent son territoire, en aiguisent les contours C’est une vision perdue, presque une réminiscencе Dont les restes s’еnracinent C’est une armure jetant au ciel son ambivalence Et ses ombres sur l’abîme En dessous des traces incertaines de tortueux linéaments Courent les forces souterraines en ébullition Là, caché comme les entrailles, affleure à travers les failles Un insondable chaos de rhizomes Masse aux jointures lacunaires changeant constamment de forme Un tissu réticulaire qui rayonne L’arpenter c’est tracer des cartes, voyager le long des strates Conjuguer ce que l’on sème au pénultième Vers la surface converge un sourd murmure Bientôt retentissante multitude Un bouclier de sources virides Mêlées de cloaques imprévisibles, d’exhalaisons putrides Les cimes immenses sont fatiguées de demeurer dans les hauteurs De la cité hôte des nuées, se disperse au vent leur torpeur Car aussi loin que s’envole cette canopée si parfaite Se nourrissent au substrat du sol les ordonnées tours de son faîte Si la vérité se trouve entachée par les résurgences De voracité toujours en train de changer d’obédience C’est que tout évolue par contagion du germe du désordre Dans le voisinage où se moissonne le chiendent de l’opprobre Qui pourra dire si deux lignes vont faire libre symbiose Ou bien s’anéantir, dans la métamorphose Du monde en devenir Le regard en surplomb Redescendu vers les profondeurs Son empire s’effondre Le sacré involue vers l’ardeur Le banal devient fresque Mille détails anodins, gigantesques Un désert habité Aussi total que fragmenté
Submitted by VladTheImpaler666 — Jul 08, 2026
Tel un flambeau embrasé par la vive étincelle de l’aube Une cité, autre foyer, parée de reflets émeraude Les cimes affûtées, les nuées suspendues au lever du jour Redessinent son territoire, en aiguisent les contours C’est une vision perdue, presque une réminiscencе Dont les restes s’еnracinent C’est une armure jetant au ciel son ambivalence Et ses ombres sur l’abîme En dessous des traces incertaines de tortueux linéaments Courent les forces souterraines en ébullition Là, caché comme les entrailles, affleure à travers les failles Un insondable chaos de rhizomes Masse aux jointures lacunaires changeant constamment de forme Un tissu réticulaire qui rayonne L’arpenter c’est tracer des cartes, voyager le long des strates Conjuguer ce que l’on sème au pénultième Vers la surface converge un sourd murmure Bientôt retentissante multitude Un bouclier de sources virides Mêlées de cloaques imprévisibles, d’exhalaisons putrides Les cimes immenses sont fatiguées de demeurer dans les hauteurs De la cité hôte des nuées, se disperse au vent leur torpeur Car aussi loin que s’envole cette canopée si parfaite Se nourrissent au substrat du sol les ordonnées tours de son faîte Si la vérité se trouve entachée par les résurgences De voracité toujours en train de changer d’obédience C’est que tout évolue par contagion du germe du désordre Dans le voisinage où se moissonne le chiendent de l’opprobre Qui pourra dire si deux lignes vont faire libre symbiose Ou bien s’anéantir, dans la métamorphose Du monde en devenir Le regard en surplomb Redescendu vers les profondeurs Son empire s’effondre Le sacré involue vers l’ardeur Le banal devient fresque Mille détails anodins, gigantesques Un désert habité Aussi total que fragmenté
Submitted by VladTheImpaler666 — Jul 08, 2026